Zoom sur un sujet tabou : le don d'ovocytes

14.11.2018

Si nous savons toutes et tous qu'il existe des banques de sperme, nous sommes moins nombreux/ses à connaître l'existence du don d'ovocytes. Une problématique qu'entend résoudre, en France, l'Agence de la biomédecine. L'occasion pour nous d'aborder dans ces quelques lignes ce sujet malheureusement tabou.

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Don d'ovocytes : chiffres et statistiques

"Je sais qu'il y a de nombreux couples qui rêvent d'avoir un enfant et qui n'y arrivent pas. Alors je donne des ovocytes, c'est ma façon d'être solidaire". Cette phrase est aujourd'hui placardée aux quatre coins de la France en vue de sensibiliser les femmes au don d'ovocytes

Selon l'Agence de la biomédecine, plus de 3.000 couples concernés par des problèmes d'infertilité s'inscrivent chaque année en vue de bénéficier d'un don d'ovocytes ou de spermatozoïdes. Reste que seules 746 femmes ont fait don de leurs ovocytes au cours de l'année 2016. C'est peu, trop peu. En effet, toujours selon l'Agence de la biomédecine, 1.400 dons annuels seraient nécessaires pour venir en aide à ces couples en mal d'enfant. 

Et l'Agence de la biomédecine d'argumenter: "Faire un don, c'est donner à des milliers de couples infertiles un espoir de devenir parents. En France, le don d'ovocytes est gratuit et ouvert à toutes les femmes de 18 à 37 ans".

Un manque d'information

Un récent baromètre semble pointer du doigt un manque d'information lié au don d'ovocytes. 31% des Français semblent d'ailleurs ignorer la légalité d'une telle pratique, alors que 79% des femmes se considèrent mal informées. 

En réponse à ce triste constat, l'Agence de la biomédecine a décidé d'entreprendre une campagne de sensibilisation. Campagne dont sont ressorties des données encourageantes puisque près de la moitié des Français se déclare aujourd'hui prête à réaliser un d'on d'ovocytes ou de spermatozoïdes. 

Une procédure contraignante

Reste que le don d'ovocytes s'avère en pratique bien plus contraignant que le don de spermatozoïdes. Les donneuses doivent en effet se soumettre, durant 10 à 12 jours, à des injections sous-cutanées quotidiennes, ponctuées par plusieurs contrôles écographiques, avant d'enfin pouvoir passer au don en tant que tel. Don qui ne s'avère guère lui non plus être une partie de plaisir puisque la ponction, par voie vaginale, consiste en une opération chirurgicale. 

Cette procédure, plutôt contraignante, se trouve être un second frein au don d'ovocytes. Pour gommer quelque peu ce dernier, l'Agence de biomédecine entend fédérer un sentiment de solidarité face à une problématique qui peut, au final, toucher tous les couples du monde.

Pour plus d'informations sur le don d'ovocytes: www.jeportebonheur.be.


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