Étude: L'horloge biologique est aussi masculine

12.07.2017

Contrairement aux idées reçues, il existerait bel et bien un lieu de causalité entre âge et fertilité masculine. C'est en tout cas ce que semble révéler une toute nouvelle étude réalisée par le centre hospitalier universitaire de Boston. Explications. 

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Horloge biologique féminine

C'est un fait: les femmes ont davantage de chances de tomber enceinte avant 35 ans. À partir de cet âge charnière, leur fertilité tend en effet à décroître pour faiblir davantage encore passé 43 ans. Ce phénomène est couramment appelé "l'horloge biologique". Il semblerait néanmoins que les hommes, eux aussi, soient frappés par une baisse de la fertilité, passé un certain âge. 

Horloge biologique masculine

Une équipe de chercheurs en poste au Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), un centre hospitalier universitaire situé à Boston et rattaché à la célèbre et réputée Harvard Medical School, a récemment pu prouver que les chances de procréer des hommes diminuent, elles aussi, avec l'âge. 

Laura Lodge, biologiste à l'Université de Harvard et chercheuse à la tête de cette étude, a choisi de se pencher sur 19.000 fécondations in vitro pratiquées sur pas moins de 8.000 couples de 2000 à 2014. Les chercheurs ont ensuite pris le parti de répartir ces couples selon quatre catégories d'âge: moins de 30 ans, 30 à 35 ans, 35 à 40 ans et 40 à 42 ans. Les différents taux de natalité de ces différentes catégories ont ensuite été mis en parallèle. 

Les couples où la femme appartenait à la catégorie 40-42 ont logiquement rencontré le taux de natalité le plus faible. Il a toutefois été constaté que le taux de natalité chez les femmes âgées entre 30 et 40, en couple avec des hommes de moins de 30 ans, augmentait de plus de 30%. Inversement, les femmes de la même tranche d'âge, en couple avec des hommes plus âgés, ont vu leur chance de procréer diminuer de 11%. 

D'autres études

Selon Laura Lodge, ces constatations peuvent s'expliquer par "une baisse de la qualité du sperme". L'équipe de chercheurs prévoit d'ores et déjà la réalisation d'autres études similaires dans le but de parvenir à mieux identifier la raison de ce phénomène. 


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